Reposent dans ce cimetière, 7645 soldats dont 742 canadiens et 115 Australiens. Il fut établi en mars 1916 et utilisé jusqu'à la fin de la guerre. (Extrait du site Mémoire de pierre).
Le Cabaret rouge, petit café de briques et tuiles rouges détruit lors d’un bombardement en mai 1915, avait donné son nom au secteur de la ligne du front où il se trouvait, ainsi qu’à une tranchée de communication. Rassemblant 7 665 tombes de soldats du Commonwealth tombés lors de la Grande Guerre, le cimetière britannique du « Cabaret Rouge » à Souchez compte parmi les plus importants de la région. Quand, en septembre 1915, les troupes françaises reprennent Souchez, le village est rasé. En mars 1916, les Britanniques remplacent les Français sur le front d’Artois. Ils créent à l’entrée de Souchez, près de l’ancien établissement nommé « le Cabaret Rouge », un premier cimetière où reposent des combattants anglais et canadiens tombés dans le secteur. Après l’Armistice, la Commonwealth War Graves Commission fait de Souchez une nécropole de regroupement. Pour cela, elle recueille 7 000 corps en provenance des champs de bataille de la région d’Arras et de 103 autres lieux d’inhumation du Nord et du Pas-de-Calais. C’est dans ce cimetière de Souchez que sera exhumé le 25 mai 2000 le corps du « soldat inconnu canadien ». Il repose maintenant devant le Monument commémoratif de la guerre du Canada, place de la Confédération à Ottawa.