C'est à Jean Goniaux qu'est confiée la construction de l'édifice inauguré en 1926.
Après la Première Guerre mondiale, la mairie de Liévin, tout comme la mairie de Lens, profitent de la reconstruction pour édifier de grands bâtiments somptueux afin de répondre aux besoins de villes ayant connu un fort accroissement de leur population du fait de l'activité minière.
C'est le beffroi qui donne tout son cachet à cette mairie de style électrique construite en béton armé. A l'intérieur de la mairie, dans l'escalier d'honneur, se trouvent de magnifiques vitraux exaltant le travail à la mine, thème imposé par la municipalité de l'époque. Oeuvres du peintre verrier lillois Alfred Labille, ces vitraux traitent du retour à la mine. Au centre, un groupe de six mineurs accompagnés par une jeune femme, sans doute une trieuse, se détache sur un arrière-plan constitué de terrils, d'un chevalement et d'usines aux cheminées fumantes.